Nov 15 2018

Londres (14 novembre)

Le 14 novembre, au Palais de Westminster, notre comité de suivi parlementaire des accords de Lancaster House s’est réuni : quatre députés, dont le président de la commission de défense Jean-Jacques Bridey, quatre sénateurs dont le président de notre commission affaires étrangères et défense Christian Cambon, trois membres de la Chambre des Lords, dont la Baronne Verna, présidente de sa commission des affaires étrangères et quatre de la Chambre des Communes, dont Julian Lewis, président de la commission de La Défense.


Pour rappel, ces accords de Lancaster House, signés le 2 novembre 2010 par Nicolas Sarkozy et David Cameron instaurent un partenariat structurant à tous les niveaux de notre coopération de défense et de sécurité, tant dans les domaines opérationnel, capacitaire et industriel que stratégique et diplomatique. 
Ils s’incarnent à la fois dans des réunions régulières des responsables exécutifs de notre diplomatie et de notre défense que dans des projets ambitieux et concrets comme la CJEF – Force expéditionnaire interarmées conjointe « Combined Joint Expeditionary Force » qui devrait atteindre sa pleine capacité opérationnelle en 2020 ou celui de drones de combat ou de filière missile Franco-britannique avec par ex le FMAN/FMC Futur missile anti-navire/ Futur Missile de Croisière à l’horizon 2030.

Notre coopération militaire bilatérale est vraiment exemplaire, avec des échanges d’officiers à tous les niveaux, des échanges d’information et un soutien réciproque (comme par exemple des vols de transport stratégique britannique de C17 pour soutenir nos opérations Barkhane). Cette coopération, qui mérite d’être encore approfondie, ne devrait pas être trop affectée par le Brexit. La volonté politique et militaire est là, les effets de cette coopération ayant été très positifs, mais nous sommes inquiets à la fois d’une possible récession économique post-Brexit qui impacterait le budget défense et les capacités d’action britanniques et d’un possible durcissement de leurs positions à notre égard en cas d’échec des négociations.