Rayonnement culturel / Francophonie

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Le rayonnement culturel de la France est le partage des idées et des valeurs françaises avec le reste du monde. Les Français de l’étranger sont souvent les relais de cette culture, parfois qualifié d’ « art de vivre à la française », mais également des idéaux républicains. Le maintien et la diffusion de la culture française passe notamment par le vecteur linguistique.
La langue française est aujourd’hui parlée par plus de 220 millions de personnes, c’est la langue officielle de 30 pays et c’est également l’une des six langues officielles de l’ONU. Mais surtout, le nombre de locuteurs francophones connait l’une des plus fortes progressions : ce chiffre est amené à doubler d’ici 2025 (500 millions) et tripler d’ici 2050 (650 millions). Défendre la francophonie dans le monde est aujourd’hui l’un des combats qui est pour moi le plus important.

mai 23 2013

Réforme de l’université et francophonie

Ma question d’actualité à Geneviève Fioraso, Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, représentée dans l’hémicycle par Alain Vidalies, Ministre chargé des Relations avec le gouvernement, suivie d’un débat sur Public Sénat :

Monsieur le Ministre, l’Assemblée nationale vient d’adopter l’article 2 du projet de loi portant réforme de l’université, visant la multiplication des cursus entièrement en anglais. Cette mesure est présentée comme visant à accroître l’attractivité des universités françaises. C’est, Monsieur le Ministre une profonde erreur.

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avr 09 2013

Reconnaissance de la langue thaï au baccalauréat

Question écrite n° 05817 adressée à M. le ministre de l’éducation nationale, publiée au JO Sénat le 11/04/2013 :

Mme Joëlle Garriaud-Maylam attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur l’opportunité d’une reconnaissance de la langue thaï au baccalauréat.

La liste des langues vivantes étrangères pouvant être choisies comme LV1 ou comme LV2 au baccalauréat est fixée par deux arrêtés modifiés du 15 septembre 1993 relatifs l’un, aux épreuves du baccalauréat général (article 6-2) et l’autre, aux épreuves du baccalauréat technologique (article 2-2).

Parmi la vingtaine de langues vivantes pouvant être choisies au titre des épreuves obligatoires de langue du baccalauréat, figurent notamment l’arménien (sept millions de locuteurs), le finnois (six millions de locuteurs) et le danois (cinq millions de locuteurs). Parmi les langues pouvant être présentées en tant qu’épreuves facultatives figurent notamment le slovène (deux millions et demi de locuteurs), le macédonien (quatre millions de locuteurs) ou le laotien (cinq millions de locuteurs). Il est donc surprenant que le thaï, qui compte une soixantaine de millions de locuteurs dans le monde, ne puisse être choisi ni au titre des épreuves obligatoires, ni même au titre des options facultatives.

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fév 28 2013

Politique immobilière française aux Pays-Bas

Question écrite n° 04951 adressée à M. le ministre des affaires étrangères :

Mme Joëlle Garriaud-Maylam interroge M. le ministre des affaires étrangères sur l’opportunité de la mise en vente de la Maison Descartes, abritant actuellement l’Institut français des Pays-Bas.

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fév 28 2013

Défense de la francophonie dans les organisations internationales

Question n° 05068 adressée à Mme la ministre déléguée auprès du ministre des affaires étrangères, chargée de la francophonie, publiée le 28/02/2013 :

Mme Joëlle Garriaud-Maylam interroge Mme la ministre déléguée auprès du ministre des affaires étrangères, chargée de la francophonie, sur les exigences et actions de l’Etat français pour assurer la pérennité de l’usage du français en France et dans les organisations internationales.

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déc 13 2012

Henri Loyrette, Yves Marre et Guillaume Gomez, lauréats du Prix du Rayonnement français 2012

Les 3 lauréats, aux côtés de Marie-Christine Saragosse, Daniel Rondeau, Gilles Pedini et Gérard Miquel

Le palmarès du Prix du Rayonnement français 2012 a été dévoilé ce jeudi 13 décembre, dans les salons du Quai d’Orsay, sous le Haut Patronage du Président de la République, en présence de plus de 300 personnalités (anciens ministres, ambassadeurs français, ambassadeurs étrangers en poste à Paris, préfets, députés et sénateurs, élus à l’Assemblée des Français de l’étranger, chefs d’entreprises…).

Cette année pour la première fois, le Grand Prix du Rayonnement français a été accompagné de deux autres prix : celui du Rayonnement humanitaire et celui du Rayonnement gastronomique – deux domaines qui participent pleinement au prestige de notre pays dans le monde. J’ai d’ailleurs annoncé aux participants que dès l’année prochaine nous offririons au moins un quatrième Prix, celui du rayonnement économique.

Henri Loyrette, président – directeur du musée du Louvre, était le lauréat du Grand Prix du Rayonnement. En l’absence du président de notre jury, Michel Déon, retenu en Irlande, c’est un autre membre du jury, Daniel Rondeau, Ambassadeur de France auprès de l’UNESCO et lui-même célèbre écrivain qui lui a remis ce Grand Prix. Cette distinction, décernée à l’unanimité de notre Jury, vient saluer le talent et l’engagement personnel exceptionnel d’Henri Loyrette à la tête du Louvre et en faveur du rayonnement de la culture française à l’étranger.

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déc 13 2012

Le musée du Louvre, une ONG au Bangladesh récompensés pour leur action internationale (AFP)

PARIS, 13 déc 2012 (AFP) – - Le président-directeur du musée du Louvre à Paris, Henri Loyrette, et Yves Marre, fondateur de l’ONG Friendship, présente au Bangladesh, se sont vu décerner jeudi à Paris le Prix du rayonnement français et celui du rayonnement humanitaire, a-t-on appris auprès des organisateurs.

Le premier Prix récompense l’action internationale du musée du Louvre pour ses expositions à l’étranger et la signature de conventions de coopération scientifique et culturelle, dont le projet Louvre Abou Dabi. Cette distinction est décernée chaque année depuis trois ans à une personnalité française ou étrangère portant les couleurs de la France dans le monde.

Le Prix du rayonnement humanitaire, remis à l’entrepreneur Yves Marre, salue l’action de son ONG Friendship, qui a transformé trois navires désaffectés –dont le Rainbow Warrior II de Greenpeace– en hôpitaux flottants au Bangladesh et qui forme et emploie la population locale sur ses chantiers navals.

Enfin le Prix du rayonnement gastronomique revient à Guillaume Gomez, président-fondateur des Cuisiniers de la République française, une association de cuisiniers et pâtissiers qui promeut les traditions gastronomiques françaises à l’international.

déc 12 2012

Pour l’audiovisuel extérieur français : encore un effort (Libération)

Par Joëlle GARRIAUD-MAYLAM (UMP) et André VALLINI (PS). Rapporteurs pour avis du programme Action audiovisuelle extérieure de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat

L’audiovisuel extérieur français, à travers TV5 Monde, France 24 et RFI, permet le rayonnement de la France à l’étranger notamment par la promotion de la culture française et la diffusion d’un point de vue français sur les affaires du monde. Ces objectifs sont ambitieux : ils doivent s’accompagner des moyens nécessaires. Ce n’est pas le cas aujourd’hui. C’est pourquoi nous demandons au gouvernement d’abonder le budget de l’Audiovisuel extérieur de la France (AEF)grâce au supplément de recettes induit par la majoration du taux de la redevance. Ce complément de ressources est indispensable si nous voulons construire dès 2013 un projet cohérent, redonner un nouveau souffle aux antennes dans un paysage hautement concurrentiel (près de 60 chaînes internationales !).

Pour sortir d’une crise qui n’en finissait plus, le gouvernement, s’appuyant sur les conclusions du rapport de Jean-Paul Cluzel, a décidé une réforme fondée sur la reconnaissance d’une identité forte des antennes dotées de rédactions distinctes. Une nouvelle présidente, Marie-Christine Saragosse, a été nommée et une nouvelle équipe de direction mise en place. La démarche de projet d’entreprise a été lancée, et elle débouchera au printemps prochain sur la conclusion d’un contrat d’objectifs et de moyens.

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déc 11 2012

La remise du Grand Prix du Rayonnement français 2012, c’est jeudi !

Le Grand Prix du Rayonnement français 2012 sera remis jeudi 13 décembre à 18h30 dans les Salons du Quai d’Orsay, sous le haut patronage du Président de la République.

Lancé il y a trois ans à l’Hôtel de la Marine, devant une assemblée prestigieuse de ministres, de parlementaires, d’élus de l’Assemblée des Français de l’étranger, d’ambassadeurs français et étrangers, de nombreuses autres personnalités des sphères économique et culturelles et des médias, ce prix récompense, chaque année, une personnalité ou une institution, française ou étrangère, qui porte haut les couleurs de la France dans le monde.

Le jury du Prix du Rayonnement Français est présidé par l’Académicien, Michel Déon et compte des personnalités très impliquées dans l’image et la promotion de la France et de la Francophonie dans le monde (Marie-Louise de Clermont-Tonnerre, Jean-Pierre de Launoit, Olivier et Patrick Poivre d’Arvor, Daniel Rondeau, Marie-Christine Saragosse et Dominique Wolton).

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nov 22 2012

Projet de loi de finances pour 2013 : action audiovisuelle extérieure (avec André Vallini)

Pour sortir de la crise qui a secoué la société de “l’Audiovisuel extérieur de la France” (AEF) depuis plusieurs années et qui a atteint son paroxysme avec le projet de fusion des rédactions de Radio France Internationale (RFI), Monte Carlo Doualiya (MCD) et France 24, le gouvernement, en s’appuyant sur les conclusions d’un rapport qu’il avait confié à M. Jean-Paul Cluzel, a décidé de réformer cette société.

Dans un communiqué en date du 12 juillet 2012, les ministres concernés ont annoncé l’abandon du projet de fusion et le maintien de l’identité de RFI et de France 24 au sein de la société commune. Ils ont également exprimé le souhait que TV5 Monde soit adossée désormais à France Télévisions et non plus à l’AEF. Le renouvellement des équipes de direction est en cours. Mme Marie-Christine Saragosse a été nommée présidente-directrice générale de l’AEF au début du mois d’octobre.

Le programme 115 “action audiovisuelle extérieure” qui est le support de la dotation du budget de l’Etat à l’AEF, et à travers cette société de celle versée à TV5 Monde, comme le programme 844 “contribution à l’action audiovisuelle extérieure” qui affecte une partie du produit de la contribution à l’audiovisuel public, a été mis au point dans le cadre de la construction d’un projet de loi de finances pour 2013, marqué par une volonté appuyée de redressement des finances publiques auquel les administrations, mais aussi l’ensemble des opérateurs des politiques publiques, sont invités à participer.

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nov 21 2012

L’AEF (RFI, France 24) : vers une rallonge budgétaire en 2013 (AFP)

L’Audiovisuel extérieur de la France (AEF), qui chapeaute Radio France Internationale (RFI), sa filiale arabophone MCD et la chaîne France 24, devrait bénéficier d’une rallonge budgétaire en 2013 grâce à l’augmentation de la redevance TV, affirme Le Figaro mercredi. Interrogé par l’AFP, Bercy n’a pas souhaité commenter l’information.

Le Figaro, qui ne cite pas ses sources, affirme que la rallonge proviendrait de la hausse supplémentaire de deux euros de la redevance TV, adoptée mardi par la commission de la Culture du Sénat. Il s’agit d’un amendement de David Assouline (PS), qui augmente la redevance de deux euros, en plus de la hausse de 4 euros déjà prévue par le projet de budget 2013. Cette augmentation de deux euros, qui représente 50 millions d’euros de recettes supplémentaires, était à l’origine destinée à compenser partiellement la baisse de 85 millions d’euros des ressources budgétaires prévues pour France Télévisions en 2013.

L’AEF, dont le budget 2013 sera stable par rapport à cette année, pourrait toucher entre quatre et cinq millions d’euros sur les 50 millions, selon Le Figaro. Cette rallonge permettrait de compenser le surcoût de trois millions d’euros lié au déménagement, mais aussi au départ d’une partie de l’équipe dirigeante. En échange, le groupe accepterait de faire entre 4 à 6 millions d’euros d’économies. Les sénateurs André Vallini (PS) et Joëlle Garriaud-Maylam (UMP), rapporteurs au sein de la commission des Affaires étrangères du Sénat, prévoient de déposer un amendement afin que sur les 50 millions d’euros, 4,2 millions soient attribués à l’AEF.

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nov 21 2012

Audiovisuel extérieur : une équation budgétaire insolvable

Rapporteur pour avis sur le projet de budget 2013 de l’audiovisuel extérieur de la France (AEF), j’ai défendu ce matin devant la commission des affaires étrangères, avec mon collègue sénateur PS d’Isère André Vallini, le principe d’une rallonge budgétaire à l’AEF, et ai annoncé mon intention de m’abstenir sur le vote des crédits de cette mission.

Le projet de loi de finances actuel prévoit en effet un maintien de la subvention publique à son niveau de 2012. Une telle dotation ne permettra pas au consortium de faire face à des dépenses inéluctables telles que le glissement des charges de personnel, l’obligation pour l’AEF de négocier un accord collectif suite à la fusion juridique intervenu en février 2012, ou les suppléments de loyers consécutifs au retard pris dans le déménagement de RFI vers le site d’Issy-les-Moulineaux. Le passage de TV5 Monde à la diffusion en haute définition, indispensable pour l’avenir de la chaîne, représente aussi des coûts importants que le budget actuel ne permettra pas de couvrir. L’actuelle construction budgétaire surestime les ressources propres. Surtout, elle fixe des objectifs d’accroissement des recettes publicitaires manifestement inatteignables, au risque de mener à un sérieux déficit.

Confrontée à ce redoutable effet de ciseau, l’AEF risque de n’avoir d’autre choix que de faire porter les économies sur ses programmes, en maintenant des grilles allégées sur France 24 et RFI ou en pénalisant la politique d’achats d’œuvres françaises de TV5 Monde. Dans un contexte médiatique international extrêmement concurrentiel, cela ne pourrait que conduire inexorablement au déclin de l’audiovisuel extérieur français.

C’est pourquoi nous avons proposé qu’en cas de vote, en première partie du projet de loi de finances, d’une augmentation du taux de la contribution à l’audiovisuel public, une partie des produits supplémentaires qui en résulteraient puissent être allouée à l’action audiovisuelle extérieure. [voir notre communiqué de presse]

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nov 15 2012

Diffusion des livres numériques français à l’étranger

Question n° 03120 adressée à Mme la ministre déléguée auprès du ministre du redressement productif, chargée des petites et moyennes entreprises, de l’innovation et de l’économie numérique (publiée au JO le 15/11/2012) :

Mme Joëlle Garriaud-Maylam interroge Mme la ministre déléguée auprès du ministre du redressement productif, chargée des petites et moyennes entreprises, de l’innovation et de l’économie numérique, sur les conditions d’accès aux livres numériques français depuis un pays étranger.

Elle regrette qu’il soit actuellement impossible d’acquérir certains livres numériques français récents lorsque l’on réside à l’étranger, les principaux distributeurs semblant refuser les transactions lorsque l’adresse IP de l’acheteur indique une connexion depuis l’étranger ou lorsque celui-ci tente de régler sa commande avec une carte bancaire non française. Ainsi, dans les conditions générales de téléchargement de livres numériques de la FNAC il est stipulé que « Les fichiers de livres numériques proposés dans le cadre de l’offre de livre numérique sont réservés aux clients résidant sur le territoire français à la date d’achat. Le client déclare être domicilié en France. »

De telles restrictions géographiques privent les Français établis à l’étranger d’un accès aux productions culturelles récentes de leur pays. Elles nuisent aussi à la diffusion des produits culturels français à l’étranger, avec des conséquences négatives tant sur le plan commercial que sur celui de la diplomatie d’influence.

S’il est légitime que des précautions soient déployées pour protéger les droits d’auteur, il semble surprenant d’empêcher des acheteurs situés à l’étranger d’acquérir des œuvres auprès de vendeurs français, au même prix que les acheteurs situés en France.

Elle souhaiterait donc connaître les raisons précises motivant ces pratiques commerciales douteuses et aimerait savoir dans quelle mesure le Gouvernement pourrait intervenir pour garantir la diffusion des livres numériques français récents à l’international.

nov 15 2012

Les livres numériques, une chance pour la diffusion internationale de la littérature française ?

Fini les valises lestées de provisions de romans lors des retours de vacances en France ? Le développement du livre numérique pourrait permettre de pallier l’un des inconvénients de la vie d’expatrié : la difficulté à accéder aux dernières productions de la littérature française. La dématérialisation du livre est aussi une chance pour les éditeurs, affranchis des difficultés liées au transport international des œuvres… et pour le rayonnement culturel de la France, qui ne peut qu’être amplifié par un accès facilité des francophones de tous horizons à sa littérature actuelle.

Et pourtant, cette formidable opportunité est aujourd’hui sous-exploitée. De nombreuses plateformes de distribution françaises restreignent leurs ventes aux clients ayant une adresse IP en France et/ou une carte bancaire française.

Persuadée qu’avec un peu de bonne volonté politique il devrait être possible de contourner les barrières existantes, j’ai saisi la ministre déléguée à l’économie numérique de ce problème.

→ Lire ma question écrite

oct 13 2012

Hollande n’ira pas à Brazzaville… N’est pas de Gaulle qui veut !

Certes François Hollande, après des mois de tergiversations, a eu raison de se rendre à Kinshasa. Comment imaginer en effet un président français absent du grand rassemblement de la Francophonie ?

Mais, il est insupportable qu’il ait décidé d’omettre une visite à Brazzaville.

Pourtant Brazzaville n’est que de l’autre côté du fleuve, à moins de 6 kilomètres et dix minutes de bateau. C’est bien moins loin que l’Ile de Gorée depuis Dakar !  Surtout Brazzaville, capitale administrative et politique de la République du Congo, fondée  en 1880 par l’explorateur français Pierre Savorgnan de Brazza,  a été instituée par le Général de Gaulle capitale de la France Libre.

C’est là que, le 27 octobre 1940, une fois acquis le ralliement de la plupart des territoires de l’Afrique équatoriale française, le Général de Gaulle annonça, par le Manifeste de Brazzaville,  la création du Conseil de défense de l’Empire, le gouvernement de la France Libre. C’est aussi là que se tint en 1944 la Conférence de Brazzaville et qu’y fut prononcé le fameux discours du même nom qui allait définir les relations entre la France et l’Afrique, prélude à la marche vers les indépendances africaines. lire la suite

oct 04 2012

Programme Jules Verne : vers une amélioration des délais ?

La circulaire de reconduction du programme Jules Verne paraîtra désormais un peu plus tôt dans l’année. C’est ce qu’annonce le Ministre de l’Education nationale dans sa réponse à ma question écrite du 19 juillet dernier.

La publication tardive de la circulaire de reconduction, chaque année depuis sa création en 2009, s’avérait très pénalisante pour les académies françaises, les établissements étrangers partenaires et les professeurs candidats à ce programme de mobilité professionnelle d’enseignants du premier et second degré. La sélection des candidats et la préparation de leur départ – dans sa dimension tant pédagogique qu’administrative et logistique – devait en effet être réglée en seulement quelques semaines : un délai serré décourageant nombre de bonnes volontés et plaçant les coopérations entre académies françaises et étrangères dans une situation de vulnérabilité.

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sept 19 2012

Charlie Hebdo : une sénatrice UMP s’interroge sur le coût de la protection des locaux (BFM TV)

Joëlle Garriaud-Maylam, sénatrice UMP des Français de l’étranger, a demandé mercredi que soit publié “le coût, pour l’État et le contribuable”, de la protection des locaux de l’hebdomadaire Charlie Hebdo qui a publié des dessins satiriques sur le prophète Mahomet.

“Provocation de quelque-uns”

Elle ajoute que “si Charlie Hebdo bénéficie depuis mercredi matin d’une sécurité policière rapprochée et coûteuse, celle-ci ne peut être offerte au reste de nos compatriotes dans l’Hexagone ou dans le monde, alors même que chacun d’entre eux devient une cible potentielle du seul fait de la provocation de quelques-uns”.

Il faut que Charlie Hebdo “contribue aux frais”

“La publication de ces caricatures ayant été faite de manière délibérée, avec des retombées commerciales très importantes pour le journal”, la sénatrice “trouverait normal” que Charlie Hebdo “contribue aux frais entraînés par son irresponsabilité”.

Elle indique par ailleurs vouloir “concrétiser le respect dû aux croyances religieuses dans une proposition de loi dont elle a commencé la rédaction”.

“Pourquoi la France pourrait-elle condamner pénalement les manifestations d’homophobie, d’antisémitisme ou de racisme, et pas celles qui portent atteinte à la spiritualité et aux croyances profondes et sincères de millions d’hommes et de femmes?”, écrit-elle.

URL : http://www.bfmtv.com/societe/charlie-hebdo-une-senatrice-ump-sinterroge-cout-protection-locaux-339592.html

sept 19 2012

Caricatures de Mahomet : une irresponsabilité qui menace la communauté française à l’étranger. Il nous faut réagir.

Dans un contexte international déjà particulièrement tendu, la publication de caricatures du prophète Mahomet par l’hebdomadaire satirique français, Charlie Hebdo risque, en cristallisant les rancœurs de mouvements radicaux musulmans, de fournir un prétexte pour des attaques ciblées contre nos ressortissants, notamment à l’étranger.

Les appels à la prudence faits ce matin par le Quai d’Orsay et les mesures de précaution annoncées sont justifiés. Mais la fermeture totale des écoles et ambassades dans une vingtaine de pays vendredi risque aussi d’être reçue comme un signal négatif. Il importe en effet de déconnecter l’action irresponsable d’un magazine de l’attitude de la France, pays qui a toujours affirmé avec fierté ses valeurs de tolérance, de respect et de droits de l’homme.

Il est plus urgent que jamais de concrétiser le respect dû aux croyances religieuses, quelles qu’elles soient. J’ai commencé à travailler sur une proposition de loi en ce sens.

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sept 14 2012

Célébration du 60ème anniversaire de la section britannique du Lycée Charles de Gaulle à Londres

A sa droite, l’ambassadeur Bernard Emié, la baronne Borwick, Sir Malcolm Rifkind , Olivier Rauch et Maurice Fraser

Déplacement éclair à Londres ce vendredi 14 septembre, afin de célébrer le 60ème anniversaire de la section britannique du Lycée Charles de Gaulle. Un anniversaire célébré en grande pompe, puisque, en plus de 25 ans de présence active à Londres – et notamment à tous les événements du Lycée, jamais je n’y avais vu de ministre britannique en exercice..

Outre Michael Gove, jeune et brillant ministre de l’éducation, ont également participé à cette manifestation, du côté britannique, Sir Malcolm Rifkind, député de l’arrondissement de Kensington et Chelsea (le mien) et ancien ministre de la Défense et des Affaires étrangères, la baronne Victoria Borwick, maire-adjointe de Londres, et conseillère de Kensington et Chelsea et le Professeur à la London School of Economics Maurice Fraser, ancien élève et père d’étudiants du Lycée Charles de Gaulle et membre du Conseil Franco-Britannique.

Une plaque à la mémoire du fondateur de la section franco-britannique, Monsieur Gaudin, proviseur de 1948 à 1965 et créateur de la section britannique, fut même  inaugurée en présence de sa fille dans le Hall du Lycée Charles de Gaulle (qui prit ce nom en 1980), lycée implanté depuis 1930 à South Kensington, mais déplacé pendant la guerre, lorsque ses bâtiments abritèrent le quartier général des forces aériennes françaises libres. lire la suite

août 28 2012

Conférence des Ambassadeurs : quelle est la politique étrangère de la France ?

La 20e Conférence des Ambassadeurs s’est ouverte hier soir par le traditionnel discours du Président de la République aux diplomates représentant la France dans le monde.

Cette grand-messe annuelle de la diplomatie française permet en principe de donner aux Ambassadeurs leur feuille de route en présentant à la fois les grandes orientations du pouvoir en ce qui concerne la place de la France dans le monde et ses positions sur les dossiers préoccupants du moment. Et ces derniers ne manquent pas cette année : Syrie, crise de l’euro, traité budgétaire européen, Mali…

La diplomatie étant un domaine réservé du chef de l’État, on attendait beaucoup de ce discours de début de mandat. D’autant que François Hollande avait tellement critiqué son prédécesseur pendant la campagne présidentielle qu’on pouvait légitimement s’attendre à quelques nouveautés, à des décisions fortes… Il n’en est rien !

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juin 25 2012

FLAM : des Assises pour un nouvel élan

Quel plaisir ce matin d’accueillir au Sénat, au nom de son Président Jean-Pierre Bel, les participants des Assises FLAM 2012, venus des quatre coins du monde pour partager leurs expériences et analyser les possibilités de développement  de ce dispositif novateur qui vise à offrir une éducation en français et à la française à des élèves scolarisés dans des établissements étrangers. Un peu plus de 10 ans après sa naissance et 3 ans après que sa tutelle en ait été confiée à l’AEFE (Agence pour l’Enseignement du Français à l’étranger), le programme FLAM (« Français Langue Maternelle ») connait une croissance constante du nombre de « petites écoles » subventionnées (75 à ce jour dans 26 pays) et de l’effectif d’enfants concernés (5 500 en 2012). Ce programme est symptomatique de l’ouverture biculturelle et de la créativité des Français de l’étranger. lire la suite

mar 22 2012

Au Laos, à la rencontre des Français de Luang Prabang et Vientiane

Le Laos, petit pays de 6,5 millions d’habitants, encore largement méconnu, sans accès à la mer et enclavé entre des Etats de poids bien plus important,  est un des pays les plus pauvres d’Asie du Sud-Est. Riche d’une histoire et d’une culture complexe et séculaire, mais sorti exsangue des conflits du XXème siècle, le Laos a décidé de s’affranchir de son passé socialiste, de s’ouvrir à l‘économie de marché et de devenir un carrefour routier et ferroviaire de l’Asie du Sud Est. Il jouit depuis plusieurs années d’une croissance économique forte et constante (7% en 2011), reposant  en grande partie sur ses ressources naturelles (hydroélectricité et mines) et leur exportation vers les pays voisins.

La France, partenaire de longue date du Laos, l’accompagne dans son développement, à travers un soutien à la francophonie et aux secteurs de la santé, de l’agriculture et du patrimoine, notamment grâce à l’action de l’AFD qui intervient dans le pays depuis 1993. Un Institut Pasteur, destiné à la lutte contre les maladies infectieuses vient d’être ouvert. Des chercheurs de l’IRD (Institut de Recherche et de développement) conduisent actuellement des missions en matière d’aide à l’agriculture (déforestation, érosion des sols etc.) La Secrétaire d’Etat chargée de la jeunesse Jeannette Bougrab a également signé à l’occasion de son passage en novembre dernier 4 conventions du Fonds Social de Développement (FSD) en faveur d’associations laotiennes travaillant sur la mise en place de la biodiversité, la lutte contre l’épilepsie, l’aide aux sourds et malentendants et la préservation du théâtre d’ombres laotien pour un montant total de 282 000 dollars.

Le Laos, de son côté, est aussi très ouvert à un renforcement de nos liens y compris commerciaux. La compagnie nationale Lao Airlines  a ainsi acheté à la France deux Airbus A 320, le premier ayant effectué son vol inaugural le 9 novembre dernier. lire la suite

mar 22 2012

Laos (18-21 mars 2012) Luang Prabang & Vientiane

Le Laos, petit pays de 6,5 millions d’habitants, encore largement méconnu, sans accès à la mer et enclavé entre des Etats de poids bien plus important,  est un des pays les plus pauvres d’Asie du Sud-Est. Riche d’une histoire et d’une culture complexe et séculaire, mais sorti exsangue des conflits du XXème siècle, le Laos a décidé de s’affranchir de son passé socialiste, de s’ouvrir à l‘économie de marché et de devenir un carrefour routier et ferroviaire de l’Asie du Sud Est. Il jouit depuis plusieurs années d’une croissance économique forte et constante (7% en 2011), reposant  en grande partie sur ses ressources naturelles (hydroélectricité et mines) et leur exportation vers les pays voisins.

La France, partenaire de longue date du Laos, l’accompagne dans son développement, à travers un soutien à la francophonie et aux secteurs de la santé, de l’agriculture et du patrimoine, notamment grâce à l’action de l’AFD qui intervient dans le pays depuis 1993. Un Institut Pasteur, destiné à la lutte contre les maladies infectieuses vient d’être ouvert. Des chercheurs de l’IRD (Institut de Recherche et de développement) conduisent actuellement des missions en matière d’aide à l’agriculture (déforestation, érosion des sols etc.) La Secrétaire d’Etat chargée de la jeunesse Jeannette Bougrab a également signé à l’occasion de son passage en novembre dernier 4 conventions du Fonds Social de Développement (FSD) en faveur d’associations laotiennes travaillant sur la mise en place de la biodiversité, la lutte contre l’épilepsie, l’aide aux sourds et malentendants et la préservation du théâtre d’ombres laotien pour un montant total de 282 000 dollars.

Le Laos, de son côté, est aussi très ouvert à un renforcement de nos liens y compris commerciaux. La compagnie nationale Lao Airlines  a ainsi acheté à la France deux Airbus A 320, le premier ayant effectué son vol inaugural le 9 novembre dernier.

La communauté française du Laos

Au premier Janvier 2012, 1903 Français étaient inscrits au registre des Français établis hors de France. On estime en fait  le nombre de Français établis au Laos à environ 2 200. La communauté française, qui a doublé en moins de dix ans, est la plus importante des communautés étrangères occidentales établies dans ce pays, et la troisième population étrangère du pays après les Thaïlandais et les Vietnamiens. Près de 80% des ressortissants français résident à Vientiane, l la région de Luagn Prabang  en accueillant 7,5%.

Cette communauté française est très concentrée autour des institutions françaises (Institut Français au Laos,  Lycée Français Josué Hoffet , Ambassade, Agence française de développement, Ecole Française d’Extrême Orient, Institut de recherche et de développement, Centre de coopération internationale en recherche agronomique – CIRAD, Institut Français de médecine tropicale, Agence universitaire de la Francophonie, ONG).

Les grandes entreprises françaises étant peu implantées au Laos ou ayant recours au personnel laotien, la majorité des Français présents dans le secteur privé travaillent pour de très petites entreprises. Une centaine de PME françaises sont présentes au Laos, elles interviennent dans le secteur des services (hôtellerie, tourisme, restauration, assurance, conseil, architecture, distribution), de l’agriculture (café, fleurs, fruits, plantes aromatiques), et de l’industrie (hydroélectricité). Les Français d’origine laotienne représentent un peu moins du tiers de la communauté française. Néanmoins, la majorité des nouveaux immatriculés viennent directement de France et sont d’origine laotienne. Ils espèrent y développer de petites affaires, y prendre leur retraite ou répondent simplement à l’appel des familles restées au pays. Par ailleurs, certains de nos compatriotes ne souhaitent pas être inscrits, notamment quelques « double nationaux », la double nationalité n’étant pas reconnue au Laos. Les Français d’origine laotienne sont tentés de demander leur réintégration dans la nationalité laotienne et de renoncer à leur nationalité française pour pouvoir hériter des biens de leurs parents, ou transmettre leurs biens à leurs enfants. Une grande partie de nos compatriotes a des revenus réduits, vivent de leur retraite ou d’une pension, et ne disposent d’aucune couverture sociale. Ils s’en remettent pour le paiement des soins ou d’une hospitalisation à leur famille, à leur employeur, ou à leurs proches.

Luang-Prabang Dimanche 18 et lundi 19 mars

Arrivant du Bangladesh un week-end, j’en ai profité pour me rendre à Luang Prabang. Membre de la Commission nationale française pour l’UNESCO, je souhaitais pouvoir évaluer le travail réalisé dans cette ville inscrite depuis 1995 à son patrimoine mondial et dans la restauration de laquelle  la France et l’AFD ont joué un rôle particulièrement  important.

Je savais bien sûr que Luang Prabang, « la ville royale où réside le Prabang » (la statue du Boudha portant ce nom installée là par Fa Ngum, fondateur du royaume de Lan Chang -le royaume du Million d’éléphants- au milieu du 14ème siècle, ancienne capitale du Laos, autrefois résidence de la famille royale,  était une  jolie ville coloniale lovée sur les rives du Mékong et du Nam Hou. Mais je ne m’attendais pas à voir une ville si magnifiquement préservée, au charme indéfinissable, mélange d’une certaine indolence mais aussi d’une spiritualité qui se ressent à chaque coin de rue.

Luang Prabang, ville royale et coloniale, est un vrai joyau, écrin de  végétation luxuriante pour des dizaines de splendides pagodes en bois peint et des petites maisons coloniales merveilleusement restaurées. Il y règne une paix et une harmonie à peine dérangée par les touristes qui essaiment les rives du Mékong et l’artère principale de la ville, siège le soir d’un sympathique marché où se retrouvent les paysans et artisans de la région, tisseurs de soie, sculpteurs sur bois et orfèvres.

La présence française à Luang-Prabang

Je ne sais s’il s’agit d’un mirage, mais partout il me semble humer un certain parfum de France, depuis les témoignages, dans le palais royal, des affinités de la famille royale pour la France jusqu’aux  panneaux AFD qui indiquent –en français aussi ! – à chaque coin de rue les travaux entrepris et la date de fin escomptée pour le pavage des petites rues de la ville.

C’est en 1861 que le jeune naturaliste et explorateur français Henri Mouhot (le « découvreur » d’Angkor Vat) se rend au Laos et y rencontre le roi Chanthakuman (1853-1868). Il y est rejoint 5 ans plus tard par la mission d’exploration du Mékong dirigée par Doudard de Lagrée et Francis Garnier.

Mais la bille peine à résister aux tentatives répétées d’agression, d’occupation ou d’annexion de ses voisins  birmans et thaïs. La région du nord et de l’est de Luang-Prabang est occupée par les Thaïs,et des pillards Hô  brûlent et saccagent Luang-Prabang en 1887.

Auguste Pavie, jeune employé des postes et télégraphes en Cochinchine, parti faire une mission d’exploration géographique, réussit à convaincre les autorités coloniales de la nécessité d’établir un consulat français dans ce lieu  qui avait toujours été « le centre le plus riche et le siège de la puissance la plus solide de l’Indochine septentrionale (..) au point de rencontre de toutes les races indochinoises » selon le rapport du Consul de France à Bangkok en juin 1885. Son action sauve sans doute alors le Laos de la disparition.  Devenu vice-consul en 1885 puis Consul en 1889, Auguste Pavie,  obtient le ralliement des Laotiens et de leur roi à la France.  Deux traités de protectorat avaient été signés dans la péninsule indochinoise, au Cambodge en 1863 et au Vietnam en 1885.   L’action de Pavie permet la signature d’un troisième traité établissant un protectorat français au Tonkin. Le 3 octobre 1893 est signé un traité franco-siamois. Le Siam acceptera d’évacuer la rive gauche du Mékong et de reconnaitre le protectorat de la France sur le Laos.

Lors de la deuxième guerre mondiale, le Laos passe sous l’emprise japonaise qui, après la défaite, tuera ou déportera une bonne partie des expatriés français du pays.

Royaume unifié en 1946 le Laos devient un Etat autonome en 1949 puis un Etat indépendant en 1953 dans le cadre de l’Union française. La France y engage de très gros travaux d’aménagement (création d’écoles, développement du réseau routier). Mais le Laos continue d’être l’objet de bien des convoitises, et c’est  le souci de défendre le Laos contre les infiltrations viêt-minhs qui est à l’origine de la bataille de Diên-Biên-Phu . La victoire vietnamienne à Diên-Biên-Phu en 1954  marque la fin du protectorat français. En 1975, le roi abdique  et la République Démocratique du Laos est proclamée.

Cette histoire partagée, si elle a laissé nombre de charmantes maisons coloniales que l’UNESCO et la France ont sauvé d’une ruine certaine, a sans doute constitué aussi le ferment de cette  francophilie marquée.

C’est ainsi qu’une ravissante maison coloniale, toute blanche et ocre, des dragons sculptés veillant sur elle, accueille l’Institut français de Luang-Prabang.  Sous la direction de Madame Carla Jorge, cet Institut français, appelé avant la réforme de 2011  Centre Culturel Lao-Français de Luang-Prabang ,  développe l’enseignement de notre langue et est le relais sur place de notre action culturelle, en accueillant par exemple dans ses jardins de belles expositions photos (la dernière sur le thème de l’eau). Autre clin d’œil de l’histoire contemporaine, il s’agit de la maison où l’humoriste Pierre Desproges a passé plusieurs années de son enfance, son père enseignant alors le français à l’école tout proche.

Le Directeur du Département du Patrimoine mondial de Luang-Prabang, Monsieur Boungnang Phongphichith, dont les bureaux occupent l’ancienne maison des douanes édifiée du temps du protectorat, francophone, m’accueille dans ses services pour une présentation exhaustive du développement de Luang Prabang et des programmes de restauration à l’œuvre, avec force statistiques à l’appui. Aucune démolition n’est autorisée, et les travaux de restauration doivent obligatoirement se faire avec des matériaux locaux.

J’apprends aussi que le tourisme français à Luang-Prabang n’a cessé de croitre ces dernières années, passant de la 5ème position en 2007 à la seconde position, derrière les thaïlandais, mais, avec 26 000 visiteurs en 2011, devant les Etats-Unis (45 000 visiteurs français pour l’ensemble du Laos en 2010, en hausse de66% par rapport à l’année précédente)

La France participe largement à la préservation du patrimoine matériel et immatériel du pays, notamment à travers le projet FSP (fonds de Solidarité Prioritaire) « Vat Phu Champassak » : mise en valeur du patrimoine et développement (2007-2012).

Mais les besoins restent très importants, et M. Phongphichith  exprimera bien sûr le souhait que la France s’implique encore davantage dans la restauration de Luang-Prabang..

J’ai également l’immense privilège de rencontrer à Luang-Prabang Francis Engelman, grand spécialiste du Laos, qui me fera découvrir nombre d’aspects inattendus de cette ville et des riches civilisations qui s’y sont succédées. Francis a été un des artisans de l’inscription de Luang Prabang au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1995. Aujourd’hui, s’il est fier du travail accompli en matière de restauration du patrimoine bâti, il s’interroge sur les conséquences en matière de préservation du patrimoine culturel immatériel (sujet qui m’est cher et sur lequel j’avais été rapporteur pour la commission des affaires étrangères en 2005 (mon rapport sur le patrimoine immatériel)

De plus en plus d’habitants de Luang-Prabang tendent en effet à profiter du boom immobilier apporté par l’inscription à l’UNESCO pour quitter la ville et les petites maisons coloniales au charme suranné sont peu à peu transformées en «guest-houses » , cafés ou boutiques. Conséquence plus grave encore, les bonzes, qui dépendaient pour leur alimentation des dons faits par les habitants lors de leurs processions rituelles à l’aube, ont eux aussi tendance à quitter leurs monastères et à s’installer plus loin, là où subsistent de vraies communautés pouvant mieux les aider. Le défi de Luang-Prabang est désormais de préserver les traditions spirituelles qui font le charme de cette ville et d’éviter un tourisme de masse qui pourrait détruire son fragile équilibre.

Vientiane  du lundi 19 au mercredi 21 mars

Partant le lundi soir à Vientiane, je suis accueillie à l’aéroport par le Premier Conseiller de l’Ambassade Guillaume Habert, que j’ai un très grand plaisir à retrouver, l’ayant rencontré quand il représentait le Ministère des Affaires étrangères à la CNEMA (Commission nationale pour l’élimination des mines anti-personnel) moi-même y représentant le Sénat.

Un nouvel ambassadeur, Jean-René Géhan, a pris tout récemment ses fonctions à Vientiane, mais je n’aurai pas la chance de le rencontrer en ces deux jours de visite, lui-même se trouvant à Bangkok pour une réunion des Ambassadeurs de la Région.

Francophonie et Culture

Le soir même de mon arrivée, le COCAC (Conseiller d’action et de coopération culturelle), Jean-Pierre Galland organisait un dîner très sympathique à son domicile des bords du Mékong avec les responsables de son service  et leurs conjoints. Un décalage total entre ce cadre enchanteur, la nuit étoilée permettant de distinguer depuis le jardin les rives de la Thaïlande toute proche, et la teneur des discussions, empreintes d’inquiétude quant à l’avenir de notre présence culturelle dans ce pays si proche de la France, mais où, du fait des restrictions budgétaires, nous ne pouvons être aussi présents ou réactifs que nous le souhaiterions, face à l’entrisme de la Chine.  Comme souvent, je m’aperçois que la réforme de nos structures et leur regroupement au sein de l’Institut français n’est pas toujours très bien comprise et que l’on craint une centralisation excessive. J’essaie quant à moi d’expliquer les nécessités de la rationalisation et de l’harmonisation des pratiques dans un souci d’économies budgétaires. Mais je partage bien sûr les frustrations relatives aux restrictions budgétaires. Nous avons des équipes de personnes remarquables, très motivées, à l’écoute des aspirations de ce pays qu’il nous faut aider et qui pourrait être un appui considérable pour nous dans cette zone d’Asie en pleine expansion.

La Francophonie constitue en effet un vecteur d’affirmation de l’identité du Laos, le français est la deuxième langue obligatoire à partir du collège. Notre dispositif culturel s’articule autour des deux Instituts français (Vientiane et Luang Prabang), un lycée français et l’Ecole Française d’Extrême Orient.

Le Lycée français Josué Hoffet

Le lendemain, c’est la visite des superbes locaux du Lycée Josué Hoffet, suivie par des entretiens avec l’équipe de direction et les enseignants.

Fondée en 1986 par un groupe de parents d’élèves désireux d’offrir un enseignement français de qualité à leurs enfants, l’école française Hoffet, du nom du géologue et paléontologue qui découvrit en 1936 des os de dinosaures au Laos, devenue Lycée Josué Hoffet en 2007 est  conventionnée avec l’Agence pour l’enseignement du français à l’étranger (AEFE)

Elle accueille aujourd’hui 470 élèves de la maternelle à la terminale.

Près d’un tiers des enfants scolarisés au Lycée Français sont boursiers, et certaines familles, notamment franco-laotiennes sont dans des situations très difficiles. Je félicite le proviseur Olivier Decloittre pour son respect exemplaire de la loi du 11 février 2005 relative à l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées et la générosité de son attitude, avec notamment l’accueil d’un jeune élève gravement handicapé.  Autre bel exemple, le lycée organise par ailleurs des cours de soutien et des activités périscolaires permettant une mise à niveau des élèves dont la langue maternelle n’est pas le français.

Après la visite du Lycée, c’est un déjeuner qui m’attend à l’Ambassade, organisé par Guillaume Habert  avec une vingtaine d’entrepreneurs, responsables consulaires ou associatifs (ADFE et UFE). Tous s’accordent à reconnaître le potentiel géostratégique du Laos, pays francophone et francophile et la nécessité d’y renforcer nos positions.

l’Institut français du Laos (IFL) où j’ai assuré une permanence afin d’y rencontrer les membres de la communauté française souhaitant me faire part de leurs difficultés, est situé dans un spacieux et élégant bâtiment d’époque coloniale, point de convergence des francophones de la ville.

Sous la  direction de Laurent Montillet  il assure, outre sa mission première d’enseignement de la langue française,  la promotion de notre action culturelle extérieure et  propose des activités variées et innovantes dans les domaines du livre, du cinéma, du spectacle vivant et de la promotion des savoirs. A l’occasion de la journée de la francophonie du 20 mars étaient par exemple prévus un défilé de mode, avec des créations réalisées au sein même de l’Institut, et un récital de chansons françaises par des chanteurs et chanteuses laotiens de tous âges, sélectionnés parmi les apprenants ou enseignants de français après un processus d’échanges et de travail de plusieurs mois, des cours de chant étant donnés aux talents sélectionnés.. Un événement destiné à devenir le rendez-vous incontournable des amoureux de la langue française et qui pourrait servir d’exemple à nombre d’Alliances françaises ou d’Instituts français de par le monde.

Le Laos et les armes à sous-munitions

Le Laos est le pays le plus touché par les armes à sous-munitions suite aux bombardements subis par le pays pendant la guerre du Vietnam. De 1964 à la fin 1973, plus de 260 millions de ces bombes ont été déversées sur le Laos (soit plus de la moitié du total des bombes à sous-munitions déversées sur la planète  monde depuis 1965). Il est estimé qu’environ 30% de ces bombes n’ont pas explosé au moment de l’impact. Elles continuent à tuer ou blesser 300 personnes par an  au Laos, souvent dans des contrées très reculées, avec des conséquences lourdes en termes de handicap, de pauvreté, et de famine, certaines zones ne pouvant être cultivées, ou l’accès à l’eau étant impossible parce que toujours non dépolluées.

Les bombes à sous-munitions (BASM) sont, rappelons-le, composées d’un conteneur (bombe, obus, missile, roquette) regroupant, parfois par centaines, des mini-bombes explosives (appelées « sous-munitions »). Elles sont larguées par voie aérienne (avions, hélicoptères…) ou tirées par voie terrestre (canons, véhicules de combat, lance-roquettes, etc.) : le conteneur s’ouvre dans les airs et éjecte les sous-munitions qui explosent, en principe, au contact du sol ou de l’objectif visé (voir plus d’informations sur mon rapport d’information de 2006 au Sénat sur le sujet ainsi que mon rapport législatif de 2009 pour la ratification par la France de la Convention d’Oslo).

Les autorités laotiennes ont été parmi les premières à signer et ratifier le Traité d’interdiction des armes à sous-munitions et ont accueilli la première conférence des Etats parties à cette convention en novembre 2010.

Le rôle des ONG est fondamental dans l’aide apporté à ce pays si touché. Handicap International a ainsi mené ses premières actions dans le pays en 1996-1997, en réalisant la première enquête nationale sur l’impact socio-économique des engins de guerre non explosés (UXO), puis en apportant son soutien à UXO Lao, organisme national de déminage (ou de «débombage», dans ses opérations dans la province de Savannakhet, l’une des plus affectées du pays. Handicap International mène également des opérations à la fois de déminage avec ses propres équipes d’une part et de sensibilisation des populations aux risques des mines et engins de guerre non explosés. L’organisation a aussi contribué à renforcer les services de réadaptation.

Ayant longtemps travaillé sur cette problématique avec Handicap international au sein de la CNEMA, j’ai été particulièrement heureuse de rencontrer les responsables locaux de leur initiative « Ban Advocates » programme lancé par la section de Belgique en septembre 2007. Il s’agit de constituer un réseau de grands témoins, représentants de pays affectés par les sous-munitions,, notamment l’Afghanistan, l’Albanie, la Croatie, l’Ethiopie, le Liban, la Servie, le Tadjikistan et le Vietnam.

En Janvier 2010 le Laos a rejoint ce mouvement, constituant un groupe de  huit personnes sévèrement affectées par ces armes, handicapés à vie. Venant souvent de villages très reculés, ces grands témoins, comme ce garçon de 17 ans dont la vie  a basculé le jour où il a voulu ramasser une de ces armes, contribuent à développer des mesures d’information et de prévention sur tout le territoire, pour que d’autres ne subissent pas le même sort par ignorance. Ils travaillent aussi à attirer l’attention sur les difficultés de ce combat au Laos.

Quant à COPE (Cooperative Orthodic and Prosthetic Enterprise) , il s’agit d’une organisation admirable, qui s’est donné pour mission depuis 1997 de fournir des prothèses et aides à la mobilité (fauteuils roulants et vélos adaptés) pour les personnes qui en ont besoin. COPE fournit également une formation et un soutien auprès du personnel local afin de fournir un service de haute qualité.

Sous la direction de Madame Rouve Kiev, COPE a également créé un petit musée sur les armes à sous-munitions, afin de mieux faire connaître au grand public ce terrible fléau, et de lever des fonds pour développer leur assistance aux victimes.

La mobilisation sur un sujet aussi sensible ne doit donc pas faiblir. Si les victimes ont été au cœur des négociations, les sous-munitions polluent toujours 31 Etats et territoires dans le monde et le Laos en particulier. Des centaines de milliers de personnes vivent au quotidien sous la menace de ces armes et sont autant de nouvelles victimes potentielles.

Marthe Simard, pionnière de la parité en politique

Marthe Simard, Française de l’étranger, siégea dans une assemblée parlementaire, en 1943… un an avant l’octroi du droit de vote aux Françaises !

Grande résistante, fondatrice à Québec du premier comité de la France Libre à l’étranger, elle a en effet été la première parlementaire française, nommée par le Général de Gaulle à l’Assemblée consultative provisoire d’Alger en 1943.

-> Voir la petite brochure biographique que j’ai diffusée à l’occasion de l’inauguration de la place Marthe Simard

fév 29 2012

Diner annuel du Club de la Table Française au Salon de l’Agriculture

Diner du Club de la Table Française avec le célèbre chef André Daguin.

Lancé il y a trois ans, le Club de la table française rassemble désormais, au-delà des clivages politiques, plus de 340 parlementaires des deux assemblées.

Répondant à l’invitation de mes collègues Catherine Dumas (ancienne Sénatrice, Conseillère de Paris), Gérard Miquel (Sénateur et président du Conseil général du Lot) et Alain Suguenot (Député-Maire de Beaune), je participais hier, au cœur de l’emblématique Salon de l’Agriculture, au grand diner annuel de la France des terroirs.

Parenthèse dans l’actuelle campagne électorale, sont venus s’asseoir, autour d’une même table, le secrétaire d’Etat en charge du Commerce extérieur, Pierre Lellouche, une soixantaine de parlementaires (députés et sénateurs, de droite comme de gauche),  ainsi que les principaux représentants du monde agricole (Xavier Beulin, Jean-Luc Poulain, Jean-Michel Lemetayer, Guy Vasseur,…) et quelques grands noms de la cuisine française comme Jacques et Laurent Pourcel, chefs montpelliérains qui ont porté haut l’excellence culinaire française lors de la dernière exposition universelle de Shanghai. lire la suite

fév 17 2012

Regarder les émissions télé françaises depuis l’étranger –pas si évident!

En septembre dernier, des internautes résidant à l’étranger m’avaient alertée quant à la soudaine impossibilité d’accéder par Internet aux rediffusions de l’émission « C dans l’air ». La direction des relations internationales de France 5 m’avait immédiatement expliqué l’origine du problème (la nouvelle obligation de géolocalisation et donc d’achats de droits de diffusion par zones géographiques), tout en soulignant que la chaîne avait pu négocier pour que « C dans l’air » redevienne accessible sur Internet depuis l’étranger.

Préoccupée par le sort réservé aux autres émissions du service public, j’avais, par une question écrite, interpellé le gouvernement sur les possibilités de garantir aux Français de l’étranger et aux francophones de tous pays un accès Internet aux émissions de notre service public.

Dans sa réponse, le Ministre précise les difficultés juridiques liées à la négociation des droits (pour l’utilisation d’archives, photographies, artistes-interprètes, extraits d’autres œuvres intégrés dans les programmes) et confirme le caractère exceptionnel de la solution négociée pour l’émission de “C dans l’air”, qui n’a pas vocation à être étendue à l’ensemble des émissions du service public télévisuel français.

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fév 09 2012

Un annuaire internet mondial pour connecter les francophones et francophiles établis hors de France

Alliance française vient de m’informer du lancement le 1er mai prochain du premier réseau des francophones et francophiles établis hors de France. Baptisé “PagesFrance”, il regroupera via le réseau internet les professionnels, associatifs, entreprises et particuliers français ou qui revendiquent un lien avec la France, où qu’ils se trouvent dans le monde.

Au-delà de la nationalité, ce lien peut être la pratique de la langue, le lieu de formation ou encore la connaissance de la culture française. En leur offrant une visibilité nouvelle, il constituera pour ceux qui rejoindront cette communauté, un espace de dialogue, de solidarité et d’échange sans précédent.

Les personnes physiques ou morales, francophones ou francophiles, quels que soient leur pays d’origine, le lieu de leur activité ou de leur résidence hors de France peuvent d’ores et déjà, gratuitement, se référencer, via “PagesFrance”, sur ce qui sera bientôt l’annuaire mondial de la francophonie.

fév 06 2012

Un portail internet pour le livre français à l’étranger

Le développement de la francophonie est un de mes combats privilégiés. Il passe notamment par la diffusion des livres et la promotion de la lecture en français. Comme l’indiquait Marthe Simard lors de ce qui constituait la toute première intervention d’une femme à la tribune d’une assemblée parlementaire française : “le livre français est l’instrument essentiel de la diffusion de notre culture”.  Je me réjouis donc du lancement du site France Livre, initié par le Centre National du Livre (CNL) en association avec le Bureau international de l’Edition française et l’Institut français.

Ce site a pour ambition de devenir le portail du livre français à l’étranger et a pour vocation de donner de l’information aux auteurs, aux éditeurs, aux traducteurs, aux libraires francophones et aux bibliothécaires. Il est proposé en 2 langues, français et anglais. Il permet aux professionnels du livre, tant en France qu’à l’étranger, de mesurer la richesse et la diversité de la production éditoriale française. Il leur fournit une aide et une orientation pour acquérir les droits de traduction d’ouvrages français et publie, chaque semaine, une sélection de nouveautés. Enfin, la section « ressource » contient plusieurs études sur le marché mondial et français ainsi qu’un annuaire professionnel.

jan 27 2012

Un timbre pour les Français de l’étranger

Il y a une dizaine d’années, alors que j’étais vice-présidente du Conseil Supérieur des Français de l’Etranger (CSFE), j’avais proposé l’édition d’un timbre – ou d’une série de timbres – honorant la présence française à l’étranger. Du fait de la multiplicité des demandes et parce que ce projet de timbre « ne se rattachait pas à un événement particulier », le Ministre en charge des Postes à l’époque m’avait dit ne pouvoir le retenir. Notre Secrétaire d’Etat aux français de l’étranger nous ayant annoncé le mois dernier sa volonté de consacrer 2014, « année des Français de l’étranger », il m’a semblé opportun de profiter de cette annonce pour relancer ce projet de timbre.

J’ai donc proposé au Ministre de tutelle de La Poste, Eric Besson, l’édition d’une série philatélique sur la présence française à l’étranger, célébrant ses réussites en matière d’enseignement, de coopération, de protection sociale ou d’innovations institutionnelles (l’AFE, Assemblée des Français de l’Etranger, par exemple ) et qui viendrait opportunément compléter les manifestations et commémorations qu’il nous restera à imaginer, tant sur le territoire national qu’à l’étranger, pour célébrer 2014.

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jan 09 2012

Sénégal (6-9 janvier 2012)

A peine reconduite dans mes fonctions de présidente déléguée du groupe d’amitié France – Afrique de l’Ouest, présidente pour le Sénégal, j’ai tenu à me rendre à Dakar pour continuer mon travail de suivi des enjeux politiques, sociaux, culturels et économiques de notre présence dans ce pays, mais aussi pour y rencontrer, ce que je n’avais pas eu l’occasion de faire dans mes précédents déplacements dans ce pays (voir le compte rendu de ma visite du 28 octobre au 1er novembre 2010) , le Président Abdoulaye Wade à quelques mois de la fin de son mandat présidentiel avant d’ y rencontrer les acteurs de la vie économique et culturelle, tisser de nouveaux liens, et enrichir les relations du pays qui a vu naître Léopold Sédar SENGHOR.

Au programme de mon déplacement: un point avec l’Ambassadeur Nicolas Normand sur l’actualité des dossiers de notre relation bilatérale, avec le Conseiller culturel M. Jean-Luc Le Bras et le Service de coopération et d’action culturelle de l’Ambassade (SCAC), une réunion de travail avec la mission « audiovisuel extérieur » de passage au Sénégal sous la direction de l’Ambassadeur Louis de Broissia, une réunion avec le Consul général, M. Alain Jouret et un entretien avec le Commandant des Eléments Français du Sénégal, le Général de Saint-Quentin.

Actions de coopération culturelle

Au cours d’un petit déjeuner à la résidence avec l’Ambassadeur Nicolas Normand, le Conseiller culturel M. Jean-Luc Le Bras et son adjoint ont  fait le point sur  les actions menées par leur service dans le pays. L’action culturelle et de coopération de la France au Sénégal est dense et multiforme en raison des relations privilégiées existant entre les deux pays. Partenaire majeur du Sénégal, la France demeure le premier donateur d’Aide Publique au Développement (APD) avec un peu plus de 148 millions d’euros. La contribution du pays à l’enveloppe du Fond Européen de Développement (FED) Sénégal s’élève à 21 millions d’euros (Source : Union européenne).

Parmi les actions de coopération du SCAC, l’animation du réseau culturel sénégambien (Instituts français de Dakar et de Saint-Louis et des Alliances françaises de Kaolack, Ziguinchor et Banjul), la promotion de la francophonie, l’enseignement du français, l’appui à l’enseignement supérieur et la recherche constituent des secteurs privilégiés de l’aide française.

Du fait de notre histoire partagée, la promotion de la diversité culturelle et du français figurent naturellement en tête des priorités du SCAC. Certes le Sénégal, pays de Léopold Sédar Senghor,  est un pays francophone, mais un certain recul de la pratique de notre langue commune, dû à la fois aux  progrès de la « wolofisation », allant bien au-delà des 45% de la population sénégalaise que constitue l’ethnie wolof, mais aussi des autres langues « nationales » de la région comme le peul ou le sérère et à la détérioration, voire parfois à l’inexistence de l’enseignement en milieu rural est préoccupant. Aujourd’hui le français de serait parlé que par 20 à 30 % de la population.  Nous ne pouvons bien sûr nous substituer à l’Etat sénégalais dans ses obligations d’enseignement à ses nationaux, mais il nous faut renforcer notre action en faveur du développement de la langue française, dans une démarche d’apprentissage et d’amélioration de la pratique, permettant par là même un accès à la culture et à la pensée françaises. Il nous faut également faciliter l’accès d’élèves sénégalais et de nationalités tierces aux programmes français d’enseignement primaire et secondaire. Notre réseau compte actuellement, outre le prestigieux Lycée (voir le compte-rendu de ma visite en 2010) 10 établissements qui accueillent au total plus de 6 000 élèves, dont 30 % de Sénégalais et 16 % d’autres nationalités. Les échanges fructueux qui en découlent sont une chance exceptionnelle pour les enfants qui y ont accès, favorisant  une diversité culturelle riche en créations et en découvertes. Je voudrais à ce sujet  saluer l’implication des parents d’élèves dans leur soutien aux établissements existant et leurs initiatives en vue de la création d’autres écoles quand elles n’existent pas, comme à Saly, où j’avais eu le plaisir de soutenir par une dotation de ma réserve parlementaire (tout comme à St Louis, Dakar et Ziguinchor). La politique culturelle ici poursuivie vise à les favoriser et à les mettre en valeur, dans la cohabitation des langues maternelles et du français.

Les « Eléments français du Sénégal »

Changement d’ambiance et de décor pour mon entretien avec le Général Grégoire de SAINT-QUENTIN, Commandant des Eléments Français au Sénégal (EFS) au Quartier Frédéric Gelle.  Secrétaire de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées au Sénat, j’avais suivi avec beaucoup d’attention – et dois-je l’avouer, une certaine inquiétude, le départ à l’été 2011 de la majorité des 1200 hommes des Forces françaises du Cap-Vert (FFCP) en poste à Dakar depuis 1974 sein de la 23ème brigade d’infanterie de la marine (BIMA) et la fermeture de leur base de Bel-Air, 40 hectares au cœur de Dakar. Certes le Président Sarkozy avait indiqué dès 2008 que « la France n’a pas la vocation de maintenir indéfiniment des troupes en Afrique », mais le Président Wade avait annoncé sa volonté, en marge des célébrations du cinquantenaire de l’indépendance du Sénégal.  de « recouvrer sa souveraineté » sur les bases françaises dans le pays, jugeant la présence de militaires français au Sénégal « de plus en plus incongrue », le Sénégal n’ayant jamais connu de coup d’Etat.  Après la restitution au Sénégal du magnifique hôpital militaire, créé en 1880 et  ancien fleuron de notre cooperation française après le départ de son directeur le Médecin- Général  Kloetsch en 2009, ce départ massif inquiétait aussi la population française, qui considérait cette présence comme un facteur essentiel de sécurité, mais aussi comme une source de progrès économique, la base faisant vivre plusieurs milliers de  sénégalais. C’est toute une page de notre histoire qui se tourne, notre présence militaire dans ce pays remontant à plus de 200  ans,  lorsque Saint-Louis du Sénégal était la capitale de l’Afrique occidentale française (AOF). Désormais c’est au Gabon, à Libreville que l’on trouvera notre principale implantation à l’Ouest du continent africain (voir le compte-rendu de ma visite aux Forces françaises du Gabon)

Le 1er août 2011, les Forces Françaises du Cap-Vert (FFCV) ont donc été dissoutes pour devenir  les Eléments français au Sénégal (EFS). Ces EFS comptent actuellement 450 hommes, dont 300 soldats français et 150  Sénégalais en contrat local. En accord avec les autorités sénégalaises, la France conserve à Dakar un « pôle opérationnel de coopération à vocation régionale ». Les EFS disposent néanmoins de la capacité d’accueillir, de soutenir voire de commander une force projetée. S’inscrivant ainsi dans une politique de prévention, les EFS demeurent un point d’appui matérialisé par le maintien d’un noyau de poste de commandement interarmées (PCIA) et d’escales navale et aéronautique.

L’une de leurs missions est de conduire des actions de coopération militaire opérationnelle bilatérale et régionale dans le cadre de l’appui à l’  « Architecture africaine de paix et de sécurité » et de soutien aux missions de maintien de la paix dans la région. Ces forces prépositionnées permettent notamment  de participer, à travers des actions de coopération, à la mise en place de forces africaines autonomes, dans un cadre régional comme dans le cadre de l’Union africaine ; de remplir les engagements de la France vis-à-vis des Etats hôtes, mais également dans les cadres européen et onusien, notamment pour le maintien de la paix ; de contribuer à la prévention des crises et d’assurer la prévention et l’évacuation éventuelle des ressortissants français établis dans les pays de la zone ; de contribuer à la préservation des espaces essentiels à l’activité économique et à la liberté des échanges.

Audiovisuel extérieur

Décidément, les rencontres s’enchaînent mais ne se ressemblent pas. Je jongle ainsi entre des dossiers très divers (protection sociale, accès au droit, éducation, droit international de la famille, sécurité et situations de crise, etc.) mais toujours dans un seul but : porter la voix de nos compatriotes vivant à l’étranger. Retour donc à la résidence de l’Ambassade avec au menu, après un apéritif et un déjeuner en compagnie de différents invités sénégalais, une réunion de travail avec la mission « Audiovisuel extérieur », sujet qui me passionne d’autant plus que je suis, avec mon collègue PS Yves Rome, rapporteur budgétaire sur ce dossier pour la Commission des Affaires étrangères (voir mon rapport).

Cet après-midi de travail m’a permis de revoir avec un immense plaisir mon ancien collègue au Sénat, Louis de BROISSIA, aujourd’hui Ambassadeur pour l’audiovisuel extérieur. Le passage de la France à la TNT a été une réussite grâce au GIP France Télévision Numérique (GIP FTN). La mission du GIP FTN était d’informer et d’aider les téléspectateurs durant le passage à la télévision tout numérique. Cette expérience française intéresse de nombreux pays africains qui doivent passer au numérique d’ici 2015. Le Sénégal est ainsi désireux d’entrer de plain-pied dans l’ère du numérique.

Initiée par Canal France International (CFI), agence de coopération médias, filiale du groupe France Télévisions, opérateur du Ministère français des affaires étrangères et européennes (MAEE) pour le développement des médias du Sud, cette mission est axée sur les enjeux de la télévision numérique terrestre. Leur rôle, après l’établissement d’un état des lieux, est de présenter des recommandations  sur l’appui que la coopération française pourrait apporter dans ce domaine au Sénégal.

Méconnu du grand public, CFI est pourtant depuis 20 ans l’opérateur de la coopération française en faveur des médias des pays d’Afrique, de la Méditerranée, des Balkans, du Caucase et de l’Asie. Filiale du groupe France Télévisions, CFI est subventionné par le MAEE pour animer un réseau de partenaires du secteur des médias. Fort de son expérience passée de chaîne, CFI est à même de proposer des réponses adaptées aux besoins des opérateurs médias des pays du Sud, quelle que soit leur contrainte et la langue de travail. Sous la coordination de son directeur général, Etienne FIATTE, présent à cette réunion et que je me suis promis de revoir à Paris, CFI accompagne la réflexion et les choix stratégiques de ses partenaires dans leur mutation vers les nouveaux médias numériques. Les actions de CFI contribuent à structurer les chaînes, à organiser les rédactions, à faciliter les productions originales et à affronter la concurrence. Au cas par cas, CFI analyse les besoins de ses partenaires et définit les priorités d’action avant d’identifier les experts adaptés dans son réseau de 800 professionnels des médias français et étrangers.

En Afrique, et grâce à un dispositif technique unique, pour une centaine d’opérateurs africains, CFI utilise un système de transmission par satellite pour offrir quotidiennement 20 minutes d’information internationale et panafricaine, favoriser la circulation des programmes africains dans lesquels CFI investit 1 million d’euros chaque année, et mettre à disposition des compétitions sportives et des manifestations culturelles d’envergure.

Au Sénégal, CFI peut s’appuyer sur l’efficace attaché audiovisuel régional, M. Etienne ROUGERIE. Un partenariat avec la RTS (Radio Télévision du Sénégal) a été initié en 1996. En 2011, la RTS a bénéficié d’ateliers de formation à la production. Ainsi, CFI, en partenariat avec POM Films s’associe à la prochaine édition de la biennale africaine de la photographie en organisant une formation à la réalisation de portrait, destinée à 9 reporters/réalisateurs africains, dont un représentant de la télévision sénégalaise. En 2011, l’expertise de CFI a notamment porté sur le management. A le demande de la Direction générale de la chaîne publique sénégalaise, CFI  a organisé en septembre dernier une formation pour une équipe de journalistes et de réalisateurs afin d’améliorer la qualité du JT.

Passionnant à maints égards, ce temps de travail a permis des échanges fructueux et de qualité entre les différents interlocuteurs français et sénégalais présents, qui m’ont tous impressionnée par la qualité de leur engagement. Je tiens à remercier Madame Nancy NGOM, Présidente du Conseil National de la Régulation Audiovisuelle (CNRA), Lawrence ATIASSE, Messieurs Ndongo DIAO, Directeur Général de l’Agence de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP), Mamadou YANDE TOURE, Directeur de Cabinet du Ministre de la communication, Malik NDIAYE, Président du Conseil National Numérique, Lawrence ATIASSE, Directeur Général de l’Union Africaine de Radiodiffusion, Mamadou BAAL, Consultant CFI et membre de la commission nationale numérique, Sylain ANICHNI, consultant indépendant, sans oublier Etienne ROUGERIE, Etienne FIATTE et Louis de BROISSIA, pour leurs contributions à cette excellente réunion sur un sujet d’une grande actualité.

Réunion avec le Consul général, M. Alain Jouret

M. Alain Jouret ayant été nommé récemment à la tête du magnifique Consulat général de Dakar, c’est la première fois que je le rencontre. Outre l’occasion de constater la qualité des travaux d’aménagement de ce Consulat, initiés par ses prédécesseurs, c’est pour moi un moyen de faire le point sur l’évolution de notre présence française dans ce pays de  12,9 millions d’habitants.

25 000 de nos compatriotes, soit la plus grande communauté française au Sud du Sahara avec celle de Madagascar en majorité vivent au Sénégal (cette communauté française du Sénégal représente 53% des Français inscrits au registre des Français établis hors de France dans cette zone en 2011, soit une hausse de 2 % par rapport à l’année précédente ; la moitié des inscrits étant des binationaux). L’immense majorité y est très bien intégrée, dynamique et solidaire.  Elle est représentée à l’AFE par quatre conseillers, Hassan Bahsoun et Richard Alvarez (ADFE) , Jean-Charles Pretet et Gérard Sénac, tous deux UFE, Gérard Sénac succédant à François Chappelet. Qu’il me soit permis de remercier ici François Chappelet pour ses années d’un travail important à l’AFE, et saluer son désintéressement puisqu’il a  souhaité favoriser un certain  renouvellement à l’AFE en se retirant  au profit de son suivant de liste. Qu’il me soit permis aussi de souhaiter la bienvenue à l’AFE à Gérard Sénac, personnalité emblématique et très respectée au Sénégal, président de Effiage, société de grands travaux qui a par exemple restauré le magnifique pont Faidherbe à St Louis, construit par les Français en 1897.

6 consuls honoraires à Kanel, Kaolack, Saly, Tambacounda, Thiès et Zinguinchor (le consulat général de Saint-Louis étant définitivement fermé depuis le 24 juillet 2010) représentent le Consulat général dans ces régions auprès des autorités locales, et contribuent ainsi efficacement à la protection et l’assistance de nos compatriotes.

Rencontre avec le Président Abdoulaye Wade

En ce tout début d’année 2012, quelques incertitudes planaient encore quant à une nouvelle candidature du Président sortant Abdoulaye Wade. Le  « vieux lion africain », 86 ans, avait en effet annoncé au début de son deuxième mandat qu’il n’en briguerait pas un troisième. Mais mes doutes allaient très vite se dissiper entièrement, dès mon arrivée au Palais présidentiel,  devant la noria de ministres et courtisans dans l’ «antichambre » du bureau du Président, mais surtout devant la détermination conquérante de Wade.

Comme beaucoup d’hommes politiques, Wade a du mal à accepter l’éventualité de la fin de son mandat. Certes il a 86 ans (beaucoup plus encore, murmurent ses opposants) mais il se sent jeune et plein d’énergie. Certes il avait annoncé qu’il ne briguerait pas un troisième mandat, mais il m’assure qu’il ne s’agissait là que de paroles de circonstances et l’on ne saurait lui reprocher d’avoir changé d’avis. Certes il reconnait qu’il a des opposants « en ville », mais il se rassure en affirmant que partout ailleurs dans le pays, l’immense majorité de la population l’aime et votera pour lui. C’est une leçon qu’il a apprise de Léopold Sédar Senghor, me confie-t-il, le fait que les élections se jouent dans les villages, et qu’il faut s’y rendre régulièrement. Ce qu’il n’a cessé de faire depuis le début de son élection à la Présidence, il y a 12 ans. Il est confiant, face à la multitude de candidatures annoncées, persuadé qu’il gagnera dès le premier tour, le 26 février prochain.

Et puis m’assure-t-il, il se retirera à mi-mandat pour laisser la place à quelqu’un de plus jeune, après l’avoir formé. Bien évidemment, ce type de propos, si souvent entendu dans des circonstances similaires, ne me semble guère convaincant.  Mais, dans ce cas, le Président  pense sans aucun doute à son fils Karim,  plutôt impopulaire au Sénégal (il aurait joué un rôle important dans la défaite aux municipales de mars 2009,  de la liste conduite par Pape Diop, président du Sénat et maire sortant, sur la liste duquel il se trouvait et auquel il aurait aimé succéder). Son visage s’éclaire  d’ailleurs en me vantant qualités politiques et les réussites de Karim, « malgré sa jeunesse » (il est né en 1968)  en tant que ministre d’Etat de la coopération et des transports.

L’homme est éminemment sympathique, chaleureux, presque touchant dans sa manière d’essayer de me convaincre des progrès accomplis dans son pays. Lorsque je l’interroge sur l’insuffisance alimentaire vécue l’été précédent par le Sénégal (le déficit vivrier est drastique dans certaines régions du pays, une situation liée au déficit pluviométrique et au manque d’accompagnement des populations à mettre en place des stocks de sécurité alimentaire) et la nécessité de réformes urgentes en ce domaine il me rétorque, avec force chiffres assénés avec une conviction un peu alarmante parce qu’elle semble non feinte,  que le pays se porte très bien et qu’il a justement été un des seuls pays africains à assurer pleinement son alimentation, sans la moindre restriction.

Je ne saurais me prononcer sur le résultat de l’élection. La France se doit d’être neutre face à cette élection. Je me dois de l’être aussi, et m’efforcerai, lors de l’interview télévisée qui suivra immédiatement mon audience, de ne donner aucun signe de soutien éventuel  et de m’en tenir à un exercice de cette  « langue de bois » que je réprouve d’ordinaire.. J’espère surtout que le choix démocratique du peuple Sénégalais pourra s’exprimer en toute liberté, sans recours à cette violence que tout le monde craint ici.

Cette rencontre, la première pour moi avec le Président Wade, aura en tout cas été passionnante,  le moyen de réaffirmer l’intangibilité des liens d’amitié entre nos deux peuples, la force de notre Histoire partagée et la nécessité de travailler ensemble à un progrès commun.

jan 09 2012

Sénégal: audiovisuel extérieur, présence militaire et rencontre avec le Président Wade (6-9 janvier 2012)

A peine reconduite dans mes fonctions de présidente déléguée du groupe d’amitié France – Afrique de l’Ouest, présidente pour le Sénégal, j’ai tenu à me rendre à Dakar pour continuer mon travail de suivi des enjeux politiques, sociaux, culturels et économiques de notre présence dans ce pays, mais aussi pour y rencontrer, ce que je n’avais pas eu l’occasion de faire dans mes précédents déplacements dans ce pays (voir le compte rendu de ma visite du 28 octobre au 1er novembre 2010) , le Président Abdoulaye Wade à quelques mois de la fin de son mandat présidentiel avant d’ y rencontrer les acteurs de la vie économique et culturelle, tisser de nouveaux liens, et enrichir les relations du pays qui a vu naître Léopold Sédar SENGHOR.

Au programme de mon déplacement: un point avec l’Ambassadeur Nicolas Normand sur l’actualité des dossiers de notre relation bilatérale, avec le Conseiller culturel M. Jean-Luc Le Bras et le Service de coopération et d’action culturelle de l’Ambassade (SCAC), une réunion de travail avec la mission « audiovisuel extérieur » de passage au Sénégal sous la direction de l’Ambassadeur Louis de Broissia, une réunion avec le Consul général, M. Alain Jouret et un entretien avec le Commandant des Eléments Français du Sénégal, le Général de Saint-Quentin.

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